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Devoir terminé le 15 Février

Commentaire Litteraire sur le Colonel Chabert

Devoir Français - Exposé - 2nde



Sujet :

Sujet :

Corpus de textes
Texte A : Balzac, Le Colonel Chabert : « Le triomphe des apparences »
Texte B : Balzac, Le Colonel Chabert : L’excipit


Texte A : Balzac, Le Colonel Chabert
« Le triomphe des apparences »
(pp. 99-100 de l’édition Garnier-Flammarion)

Il fut reçu par elle dans une jolie salle à manger d’hiver où elle déjeunait en
jouant avec un singe attaché par une chaîne à une espèce de petit poteau
garni de bâtons en fer. La comtesse était enveloppée dans un élégant
peignoir, les boucles de ses cheveux, négligemment rattachés, s’échappaient
d’un bonnet qui lui donnait un air mutin. Elle était fraîche et rieuse.
L’argent, le vermeil, la nacre étincelaient sur la table, et il y avait autour
d’elle des fleurs curieuses plantées dans de magnifiques vases en porcelaine.
En voyant la femme du comte Chabert, riche de ses dépouilles,
au sein du luxe, au faîte de la société, tandis que le malheureux vivait
chez un pauvre nourrisseur au milieu des bestiaux, l’avoué se dit : « La
morale de ceci est qu’une jolie femme ne voudra jamais reconnaître son
mari, ni même son amant dans un homme en vieux carrick, en perruque
de chiendent et en bottes percées. » Un sourire malicieux et mordant
exprima les idées moitié philosophiques, moitié railleuses qui devaient
venir à un homme si bien placé pour connaître le fond des choses, malgré
les mensonges sous lesquels la plupart des familles parisiennes cachent
leur existence.



Texte B : Balzac, Le Colonel Chabert
L’excipit
(pp. 128 et130 de l’édition Garnier-Flammarion)
- Quelle destinée ! s’écria Derville. Sorti de l’hospice des Enfants trouvés,
il revient mourir à l’hospice de la Vieillesse, après avoir, dans l’intervalle,
aidé Napoléon à conquérir l’Égypte et l’Europe.
- Savez-vous, mon cher, reprit Derville après une pause, qu’il existe dans
notre société trois hommes, le Prêtre, le Médecin et l’Homme de justice,
qui ne peuvent pas estimer le monde? Ils ont des robes noires, peut-être
parce qu’ils portent le deuil de toutes les vertus, de toutes les illusions.
Le plus malheureux des trois est l’avoué. Quand l’homme vient trouver le
prêtre, il arrive poussé par le repentir, par le remords, par des croyances
qui le rendent intéressant, qui le grandissent, et consolent l’âme du
médiateur1, dont la tâche ne va pas sans une sorte de jouissance: il purifie,
il répare, et réconcilie. Mais, nous autres avoués, nous voyons se
répéter les mêmes sentiments mauvais, rien ne les corrige, nos études
sont des égouts qu’on ne peut pas curer2. Combien de choses n’ai-je pas
apprises en exerçant ma charge! J’ai vu mourir un père dans un grenier,
sans sou ni maille, abandonné par deux filles auxquelles il avait donné
quarante mille livres de rente !3 J’ai vu brûler des testaments4; j’ai vu
des mères dépouillant leurs enfants, des maris volant leurs femmes, des
femmes tuant leurs maris en se servant de l’amour qu’elles leur inspiraient pour les rendre fous ou imbéciles, afin de vivre en paix avec un
amant. J’ai vu des femmes donnant à l’enfant d’un premier lit5 des goûts
qui devaient amener sa mort, afin d’enrichir l’enfant de l’amour. Je ne
puis vous dire tout ce que j’ai vu, car j’ai vu des crimes contre lesquels
la justice est impuissante. Enfin, toutes les horreurs que les romanciers
croient inventer sont toujours au-dessous de la vérité. Vous allez
connaître ces jolies choses-là, vous; moi, je vais vivre à la campagne
avec ma femme, Paris me fait horreur.

Questions

1) D’après la lecture de ces deux textes, quelle est la place de Der ville dans le roman ?

2) Quelle vision de la société proposent ces deux textes ?

TRAVAIL D ECRITURE

Vous rédigerez un commentaire littéraire de l’extrait B, dans son intégralité,
à partir du parcours suivant :

.Un dénouement qui porte sur les
personnages et élargit la réflexion
à d’autres pans de la société.

.Une conclusion qui présente une
réflexion sur la condition humaine
et sur l’écriture romanesque

Où j'en suis :

Les deux questions.
J'aimerai juste savoir ce qu'il faudrait que je mette comme idées générales dans les deux axes !!

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1 personne(s) aide(nt) valentine12 : 1950

Attention, verifiez bien la justesse des réponses que l'on vous donne pour votre devoir.

avatar 1950

#1


1950
Bac +5 Ecole d'ingénieur - 786 points - 09/02/2012 à 16:30

Derville porte un regard désabusé sur les comportements des individus dans la société.
Le dénouement :le colonel Chabert est un héros réduit à une vie misérable, le prêtre voit les turpitudes des hommes mais aussi leur remord et cela peut le consoler, tandis que l'avoué de justice observe de nombreux cas de spoliation où la justice est en réalité impuissante ==> Il ne faut pas s'attendre à ce que justice soit rendue sur terre.
La conclusion :les apparences sur les vertus des hommes sont trompeuses et les horreurs que décrivent les romanciers sont au-dessous de la vérité.


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